Anecdotes

Rabia al-Adawiyya.jpg 
- On raconta qu'un jour durant un cours de Rabia; Sufyan Al Thawri soupira et dit: " Mon affliction est à son comble.!"
Ne mens pas lui répliqua Rabia. Dis plutôt: mon affliction est presque à son comble. car si tu avait atteintle comble de l'affliction, il ne te serait plus possible de vivre!



- On demanda un jour à Rabia: "Quelle grâce veux-tu obtenir en priant avec une telle fréquence et ardeur?" 

Elle répondit:" je ne désire aucune récompense pour mes bonnes actions. Je le fais pour que le jour de la Résurrection, le Prophète Mohammed que la paix soit sur lui éprouve de la joie et dise à tous les autres prophètes, que Dieu leur accorde le salut: "Regardez bien cette femme de ma communauté! Voici ses bonnes actions!"



- On raconta qu'un jour , Malik ibn Dinâr rendit visite à Rabia Al Adawiyya, en voyant la pauvreté dans laquelle elle vit, il fût très peiné et le cœur serré il lui dit: "J'ai des amis riches. Si tu veux j'irai leur demander quelque chose pour toi."
Elle lui répondit: "Tu as mal parlé Malik. Pour tes amis comme pour moi, c'est le Seigneur qui donne le pain quotidien. C'est Lui qui pourvoit aux besoins des riches. Ne pourvoirait-il pas à ceux des pauvres? S'il lui plaît de me voir pauvre, qu'il en soit ainsi. Je ne peux devant Sa volonté que me soumettre le cœur joyeux!"


-  On raconta qu'un jour, en voyant Rabia portant des vêtements déchirés, quelques dévots lui dirent: "Bien de gens te donneraient une aide si tu leur demandais!"
Elle regarda le ciel et répondit: "je rougirais de demander des biens de ce bas-monde à qui que ce soit. Ces biens n'appartiennent à personne en vérité. Ce sont des prêts entre les mains de leur propriétaire!"


- On demanda  un jour à Rabia Al Adawiyya: aimes-tu Dieu ? "Oh certes, je L'aime réellement !" Et Satan, le haïs-tu ? Elle répondit: "Mon amour pour Dieu m'empêche de m'occuper à haïr Satan. "


- On raconta qu'un jour le mari de Abda apporta à Rabia, dans une écuelle de quoi manger. Rabia la  mit par terre et partit allumer la lampe . Un chat vint et mangea tout. Quand Rabia revint chercher l'écuelle, elle la trouva vide. Elle alla se contenter de quelques gorgées d'eau mais la cruche lui glissa des mains et se brisa. Elle prit  la lampe et se dirigea vers le puits, la lampe s'éteignit, .Rabia poussa alors un soupir qui fit bouger les murs de sa maison et s'écria: "Dieu que fais-tu donc subir à cette pauvre misérable?" Une voix lui répondit; "Ô Rabia si tu le désires ton Seigneur s'engage à mettre le bas monde en entier à ta disposition mais il fera abaisser dans ton coeur l'amour que tu as pour lui, car un seul cœur ne peut pas contenir l'amour de Dieu et l'amour de ce bas monde!"
En entendant ces paroles Rabia jura: 
"Mon bien aimé par Ta majesté, à partir de cet instant, j'ai chassé entièrement de mon cœur le goût des choses de ce bas monde et j'ai détourné, une fois pour toute, mon regard de toutes Tes créatures pour n'observer et ne contempler que Toi!"


    - On demanda un jour à Rabia Al Adawiyya : Quand le fidèle est-il satisfait ? Elle répondit: "Quand le malheur le réjouit autant que le bonheur."



- On raconta qu'un jour Rabia sortit de chez elle en espèrant repêcher quelques âmes perdues. Arrivant devant la porte de Hassan Al Basri, elle vit des gouttes d'eau venir s'écraser sur la chaussée, elle pensa qu'il allait pleuvoir, elle s'arrêta pour s'abriter. Mais comme il ne pleuvait pas, elle leva les yeux pour voir d'où venaient ces gouttes d'eau. Elle vit , penché sur la terrasse de sa maaison, Hassan Al Basri qui pleurait à chaudes larmes. Rabia l'interpella ainsi en lui  disant: "Hassan, observe bien l'origine de ces pleurs. S'ils sont le produit de ton ego, contrôle le. En toi, tes larmes devraient se transformer en un océan de sincérité où ton cœur sera installé sur un siège de Vérité auprès du Roi Tout Puissant."


   - Rabia Al Adawiyya pleurait souvent. Quand on lui demandait pourquoi, elle répondait: "ma plus grande peur est d’être séparée de Lui. Je suis très habituée à Lui. Et je crains d’être interpellée, parmi les êtres humains, au dernier moment: Rabia , tu n’es pas digne de paraître à Notre cour!"


    - Rabia décida un jour de jeûner et de veiller  et prier pendant sept jours et sept nuits consécutifs, au bout du huitième jour elle entendit son ego se plaindre: "jusqu'à quand me tortureras-tu ainsi sans relâche.


    - On raconta qu’un jour on a vu Rabia courir dans les rues de Bassora, avec une torche dans une main et un seau d’eau dans l’autre. Quand on lui a demandé ce qu’elle faisait, elle répondit : " Je vais éteindre les feux de l’enfer, et brûler les bienfaits du paradis. Ils empêchent de cheminer vers Dieu. Je ne veux pas adorer par crainte ni pour une quelconque promesse, mais simplement pour l'amour de Dieu."


    - On demanda un jour à Rabia : « Quelle grâce veux-tu obtenir en priant avec une telle fréquence et avec tant d’ardeur ? »
Elle répondit : « Je ne désire aucune récompense pour mes bonnes actions. Je le fais pour que, le jour de La Résurrection, le Prophète Mohammed, que Dieu lui accorde le salut et la paix, éprouve de la joie et dise à tous les autres Prophètes – que Dieu leur accorde le salut : « Regardez bien cette femme de ma communauté ! Voici ses bonnes actions ! »
Une nuit, son maître se réveilla, regarda par une lucarne de la porte et vit Rabia prosternée et disant : « Mon Dieu, tu sais que mon cœur désire T'obéir et que la lumière de mes yeux est dans le service de Ton seuil. Si j'étais maîtresse de mon sort, je ne cesserais pas un seul instant de Te servir. Mais Tu m'as laissée à la discrétion de cette créature. Tandis qu'elle ne cessait de prier, il vit un halo de la lumière qui éclairait toute la maison. Lorsque son maître vit cette lumière merveilleuse il tressaillit, se leva et revint à sa place. Il resta songeur jusqu'au lever du jour. Alors, il appela Rabia, lui parla avec douceur et l'affranchit en disant : « Rabia, je t'affranchis, tu es libre. Si tu veux, tu resteras ici et nous serons tous à ton service. Sinon, vas où tu veux ». Alors Rabia lui fit ses adieux, partit.

- On raconta qu'un jour Sufyan Al Thawri dit à Rabia:" Tout contrat a ses conditions et toute foi à sa vérité. Quelle est la vérité de ta foi?"
Elle lui répondit: " je ne l'ai adoré ni par crainte de Son enfer ni par désir de Son paradis, car j'aurais été comme un mauvais serviteur qui travaille quand il a peur ou quand il est récompensé

Je L'ai adoré par amour et par passion pour Lui."



- On raconta qu'un jour en se promenant, Rabia avait vu un homme qui avait un bandeau sur la tête, elle lui demanda:
- Pourquoi te serres-tu ainsi la tête?
- Parce que j'ai mal, lui répondit-il
- Quelle âge as-tu? lui demanda-t-elle
- Trente ans.
- Pendant toutes ces trente années, as-tu été plus souvent bien portant ou plus souvent souffrant?
- J'ai été plus souvent bien portant.
Elle lui dit alors: " Quand tu étais en bonne santé, t'es-tu jamais bandé la tête en signe de remerciement, pour venir maintenant te plaindre au Seigneur le Très Haut à cause d'une douleur d'un jour et te serrer la tête ainsi."


- Un jour, après avoir récité quelques prières à l'aube, Rabia s'est assoupie. Quand elle rouvrit les yeux, elle dit à Abda:" je vis en songe un arbre d'une verdoyante fraîcheur, d'une beauté et d'une taille incomparables. Sur cet arbre, poussaient trois genres de fruits qui ne ressemblaient en rien aux fruits de ce monde. Sur le fond vert de l'arbre, un fruit blanc, un fruit rouge et un fruit jaune, ils resplendissaient tels les astres du ciel. "A qui donc pourrait appartenir cet arbre? Pensai-je avec admiration!"
J'entends alors une voix me répondre:"Cet arbre est celui des prières que tu as récitées tout à l'heure."J'ai commencé à faire le tour de l'arbre et j'aperçut un fruit de la couleur de l'or tombé par terre. "Ce fruit aurait été mieux sur l'arbre avec les autres! m'exclamai-je".La même voix me répondit: "Ce fruit était en effet sur l'arbre, mais au cours de ta prière, tu t'es laissée distraire par la pensée de la pâte que tu vas lever et aussitôt, le fruit tomba!" 




- On raconta qu'un jour Rabia dit à Sufyan Al Thawhri:
"Tu n'es qu'une somme de jours. Quand un jour s'en va, une part de toi s'enva. Et si ta part s'en va, le tout aussi est prêt de s'en aller. Maintenant que tu sais ceci, efforce-toi toujours d'accomplir de bonne actions"
On raconta auussi qu'elle répétait souvent cette formule à ces compagnons.



- On raconta que Muhammad ibn Sulayman Al Hachimi, le richissime gouverneur de Basra, écrivit un jour à tous les notables de la ville pour leur demander de lui désigner parmi les femmes de Basra la plus honnête , la plus pieuse et la plus belle pour l'épouser. On lui indiqua Rabia, il lui adressa sa demande en mariage tout en vantant sa grande fortune et tous les avantages qu'elle pouvait tirer de cette union.

Elle lui répondit ainsi:
"Je te remercie pour ta lettre et pour l'intention noble que tu as porté à mon égard, mais je pense que le bien-être du corps s'obtient en négligeant les biens de ce monde qui n'apporte que chagrin.
Prépare une fin heureuse à ta vie mon frère. Avance avec succès à la rencontre de ton seigneur. Deviens le maître de ta propre personne. Ne prends pas comme conseillers des hommes qui se préparent à partager ton héritage, mais jeûne en évitant de te nourrir de soucis. Ces derniers s'attachent aux hommes qui cherchent constamment à se prémunir contre les caprices du chagrin. Le seul aliment que tu prendras pour rompre le jeûne sera le fruit du travail quotidien où tu t'efforceras, à chaque pas de te rapprocher de la perfection spirituelle.

Quand à moi, si Dieu m'accordait les biens qu'il t'a donnés et même deux fois plus, je n'éprouverai aucune satisfaction à me détourner, ne serait-ce que le temps d'un clin d'œil, de l'adoration exclusive que je lui ai vouée. Ceci dit, reçois mon salam."


- On raconta q'une fois la maladie obligea Rabia à abandonner sa récitation nocturne du coran.
Quand elle fut guérie, elle oublia de reprendre de la reprendra. Un jour elle appela Abda, sa fidéle dame de compagnie et lui dit: " j'ai vu en rêve que je me trouvais dans un jardin très verdoyant et d'une beauté sans pareille. Dans ce jardin se trouvait une belle et jeune servante, je lui ai dit: "Que c'est beau cet endroit!" Elle me fixa du regard et me demanda: "Voudrais-tu voir un endroit plus beau que celui-ci?" J e répondis: "Oui!" Elle me prit alors par les mains et m'emmena devant un très beau palais, elle frappa à la porte, on lui ouvrit. Une lumière jaillit de l'intérieur.
Nous  entrâmes, des servantes se tenaient sur les deux côtés du grand hall, chacune  d'entre-elles tenait un plateau éblouissant de lumière.
Ma compagne demanda aux servantes où elles allaient.
Elles répondirent: "Nous cherchons un martyr qui s'est noyé en mer, il ne dormait jamais la nuit. Nous allons le parfumer.

Si c'est ainsi il faudrait  aussi oindre cette femme qui m'accompagne, dit la servante

Elles répondirent: " Nous le faisions auparavant, l'agréable parfum la suivait partout mais depuis quelque temps, il l'a quitté!"

Ensuite la servante me chanta ces vers tout en me lâchant la main:

Tes prières sont une lumière pour toi
Ta dévotion une force
Ton sommeil est l'ennemi juré de tes prières
Ta vie est une occasion
Si tu la négliges et tu l'ignores
Tu disparaîtras en poussières

A ces mots la servante disparut . Je me réveilla, très secouée par ce que je venais de voir.



- On raconta qu’une nuit, son maître se réveilla, regarda par une lucarne de la porte et vit Rabia prosternée et disant : « Mon Dieu, tu sais que mon cœur désire T'obéir et que la lumière de mes yeux est dans le service de Ton seuil. Si j'étais maîtresse de mon sort, je ne cesserais pas un seul instant de Te servir. Mais Tu m'as laissée entre les mains  de cette créature. Tandis qu'elle priait, une lumière emplissait toute la pièce. Lorsque son maître vit cette lumière éblouissante il tressaillit, se leva et revint à sa place. Il resta songeur jusqu'au lever du jour. il appela alors Rabia, lui dit: " Rabia, je t'affranchis, tu es libre. Si tu veux, tu resteras ici et nous serons tous à ton service. Sinon, vas où tu veux ". Alors Rabia lui fit ses adieux, partit et se consacra à l'adoration du Tout Puissant.


- On demanda un jour à Rabia: " Quand le serviteur peut-il être satisfait?" Elle répondit: " Lorsque les épreuves de la vie suscitent en lui une joie égale à celle qu'il ressent en recevant les faveurs du ciel."


On raconta qu'un jour Hassan Al Basri rendit visite à Rabia. Il l'a trouve en train de prier, il s'assied alors juste près de sa natte de prière et l'observa longuement. Il remarqua une épine qui pendait sur son front et Le sang qui coulait sur sa joue et sur sa natte. Quaned elle eût fini de prier il s'exlama: " Qu'as-tu donc, ta natte de prière est tout en sang?" Rabia regarda autour d'elle et répondit: " Je jure par la gloire de Dieu qui a donné l'élévation de la foi à cette pauvre servante, la dernière de Ses créature que je suis totalement inconsciente de cet état. Mon cœur était tellement anéanti en Dieu que si tous les tourments décrits au sujet de l'enfer étaient réunis dans une épingle qui m'aurait piqué l'oeil droit, je n'aurais rien ressenti. Et je jure que j'aurais arraché de son orbite l'œil gauche s'il était contracté de douleur ne fusse qu'une fraction de seconde!"


- On raconta que Rabia Al Adawiyya a pour habitude de cultiver un petit jardin pour se nourrir et ne pas dépendre des autres. Un beau matin Elle sortit pour le voir et contempler la beauté de l'œuvre divine. Soudain les sauterelles le prirent d'assaut, voyant  cela Rabia dit: "Mon Dieu! Tu es le seul garant de mon bien. Si telle est Ta volonté, donne le en pâture à Tes ennemis ou à Tes amis!". Aussitôt les sauterelles s'envolèrent et les plantes reprirent leur aspect initial.



On raconta qu' Al Hajjâj Ibn Yusuf Ath-Thakafi, un général Umayyad très célébre pour sa cruauté, nomma à Bagdad un gouverneur corrompu. Les habitants de la ville vinrent se plaindre à Rabia de l'injustice qu'il leur fait subir. Ils lui demandèrent de prier contre leur oppresseur.
Elle leur répondit: "Si je prie Dieu pour qu'il périsse certes, il le fera. Mais plutôt que de le maudire, je vais lui faire des remontrances. Il pourrait se repentir et revenir au droit chemin."
Rabia donna alors sa robe à Abda, sa dame de compagnie,  et lui dit: " Remets cette robe au gouverneur et dis lui que Rabia lui envoie ses salutations. Dis lui également de ma part que cette robe est très précieuse à mes yeux. J'ai effectué avec mon service sur la voie de Dieu. Quand je quitterai ce monde, je ne pourrai laisser derrière moi que cette robe. Je suis une femme très pauvre, je ne possède ni palais ni chevaux. Cependant j'ai appris que tu as des palais et plusieurs chevaux. Tu voudras donc bien mettre cette robe sur l'un de tes chevaux. Tu me la remettras quand je serai très loin de toi à l'autre bout du Sirât* (Pont) qui traverse l'enfer vers le paradis."
Quand cet homme cruel reçut le message et la robe de la main de Abda, il embrassa la robe, la serra contre sa poitrine, la frotta contre sa face, pleura longuement et il dit: " Ô ! Rabia, ton coup de fouet m'a réveillé de mon insouciance!". Ensuite il fit pénitence, remit à ses sujets tous les biens qu'il leur avait pris injustement et rejoignit la compagnie des hommes pieux.




- On raconta qu'un jour un voleur pénétra dans la maison de Rabia pendant qu'elle dormait. Il trouva une caisse remplie de vêtemente destinés aux orphelins. Il les déroba et se dérigea vers la porte, sauf qu'il ne la trouva pas, il déposa son butin par terre aussitôt il trouva la porte. A chaqe fois qu'il tente de trouver la porte la même scène se répétait. Soudaini il entendit une voix venant de nulle part et qui lui dit: "Dépose ces vêtements! Nous en sommes les gardiens. Nous ne te laisserons point les emporter, même si elle est assoupie. Ne te donne pas tant de peine car il y a bien longtemps que Rabia a confié le soin de sa personne au Seigneur Tout Puissant et nous ne permettons même pas à Satan de mettre le pied dans son ermitage. Alors toi, voleur, sache que si l'un de nos amis est plongé dans le sommeil, il y a toujours un ami qui veillera sur lui!"


- On raconta qu'un jour Rabia demanda à Sufyân: "En quoi consiste la générosité selon les gens de ton rang?
Il répondit: "Pour ceux qui prennent en considération les biens de ce monde, la générosité consiste à distribuer largement aux pauvres les richesses dont ils disposent.
Pour ceux qui envisagent la vie après la mort, la générosité consiste à se mettre entièrement au service de ses semblables.
"Vous êtes dans l'erreur les uns commes les autres." lui dit Rabia
"Donne-moi alors l'avis des gens de ton milieu!" Dit-il
Rabia lui répondit ainsi: "la générosité consiste à l'adorer par amour pour Lui-même, sans avoir en vue des récompenses ni des rétributions!"

"je n'avais jamais entendu de propos aussi plein de sagesse." lui rétorqua-il 





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